Apprendre la base pour utiliser son serveur dédié sur Linux

Vous avez acheté un serveur dédié et vous êtes un peu déboussolé. D’abord le système ne vous est pas familier (il s’agit de linux le plus souvent) mais de plus vous n’avez plus l’âge (ou l’avez jamais eu) de jouer avec des lignes de commandes ! Et bien pourtant…Si vous voulez vous passer de Webmin ou autre logiciel de gestion en ligne, il faudra passer par ce bon vieux clavier, exit la souris.

Configurer votre accès SSH

Pour accéder à votre serveur, on vous a fourni généralement des identifiants SSH. Sur Windows on pourra utiliser PUTTY qui est extrêmement simple. En effet, il suffit de lancer ce petit logiciel. D’y rentrer son IP dans le champ Host Name, de choisir le protocole SSH et de cliquer sur Open. Là s’ouvre une fenêtre de connexion vous demandant votre login et votre mot de passe.

Généralement et à partir de là vous êtes connecté à votre serveur dans le répertoire root.

Le système Linux.

Linux est un système multitâche ayant acquis sa popularité auprès des entreprises et des étudiants mais aussi en tant que serveur à cause de sa légendaire stabilité. Comme tout système, Linux a ses nombreuses failles mais issu d’un environnement Unix, il s’agit du plus simple et robuste système que l’on peut avoir pour un serveur hormis quelques autres systèmes particuliers mais peu répandu.

Il existe plusieurs distributions de Linux, Personnellement j’ai choisi la Debian Woody. Le système Débian est parfait pour le débutant car l’installation des logiciels par paquet est moins déroutante que le fameux makefile (compilation) des autres distributions (même s’il existe des paquetages, celui de Débian est le plus abouti).

Quelques notions sur le système

Il y a quelques fondamentaux à savoir sur Linux. Tout d’abord comme tout système Unix, celui-ci comporte un utilisateur « maître » et plusieurs autres utilisateurs. Chaque utilisateur a son répertoire personnel et des droits quant à l’utilisation des fichiers présents sur le système. Les droits existent sur tout fichier du système (et dans ce système tout est fichier). Un utilisateur peut par exemple ne pas avoir le droit de voir tout le système, il peut voir par exemple que son répertoire. Toutefois il peut avoir accès à l’utilisation à d’autres fichiers.

Les droits sont divisés à trois catégories, les droits pour l’utilisateur, pour le groupe et pour les autres. A chaque fichier est associé un utilisateur (généralement le créateur du fichier) et un groupe qu’on peut indiquer avec la commande chown

chown utilisateur.groupe fichier

Permet de spécifier que fichier est à utilisateur et au groupe groupe. Si le groupe n’est pas indiqué (paramètre sans .) alors on ne change que l’utilisateur.

Pour chaque catégorie, on peut spécifier un droit de lecture, d’écriture et d’utilisation (execution). Ceci se fait avec la commande chmod

chmod o+rx fichier

Permet par exemple d’ajouter les droits de lecture (read), execution (x) à la catégorie other sur fichier.

chmod g–w fichier

Permet d’enlever les droits d’écriture du groupe sur le fichier. On peut utiliser la mention « a » pour indiquer à la fois le groupe, l’utilisateur et other.

Nous allons voir maintenant quelques commandes de bases sur les fichiers

Commande sur les fichiers.

Tout d’abord la première commande à voir est help

help

Permet de lister les commandes du shell.

Ensuite les commandes de répertoire. Par exemple, une des plus utiles :

ls –l

Permet de lister le répertoire courant avec les droits sur les fichiers et le nom des utilisateurs et groupe.

cd dossier

Permet de faire que le répertoire courant soit dossier. Pour indiquer un chemin de puis la racine il suffit d’indiquer « / » au début du chemin indiqué à cd.

cd ..

Revient en arrière, les deux points qui se suivent sont du à l’architecture même des fichiers sur le disque dur, c’est vieux système d’organisation.

Pour savoir où vous êtes

pwd

Indique le chemin complet du répertoire courant depuis la racine.

rm fichier

Permet d’effacer le fichier. On peut composer avec * et ?. * remplace tout un ensemble de caractère et ? un seul caractère. Par exemple, pour effacer les fichiers commençant par image

rm image*

On peut utiliser le paramètre –r pour indiquer de descendre dans les sous répertoires. Attention à cette commande elle est très dangereuse.

cp source destination

Cette commande copie le fichier ou répertoire source vers destination.

Attention pour renommer un fichier, il suffit d’utiliser la commande mv (move) qui fonctionne comme cp excepté la possibilité de renommer un fichier et la suppression du fichier source.

Installation de logiciel

Sur Debian pour installer vos logiciels, vous pouvez utiliser les paquets et en plus les mettre à jour très facilement. Tout cela se fait avec la commande

apt-get

Cette commande en ligne prend plusieurs paramètres. Le premier paramètre est une commande (install, remove, updrage, update) et le deuxième une liste de logiciel.

Par exemple, pour installer apache

apt-get install apache

Cette commande installera apache en positionnant une configuration par défaut. Mais on peut aussi installer tout un ensemble de logiciels en une seule ligne !

apt-get install apache php4 mysql php4-mysql

Installera Apache, mysql et php4

Une chose bien pratique est la mise à jour des logiciels par la commande upgrade et update. En effet, le logiciel apt-get peut être connecté à une source de paquets et aller chercher par lui-même les bons paquets à changer, voir les nouveaux, les nouvelles versions etc…Attention la commande update n’installe rien, elle met juste à jour la liste des logiciels et leur version. Tandis que la commande upgrade elle met à jour tous les logiciels.

Pour désinstaller des logiciels :

apt-get remove listedelogiciel

Attention à cette manœuvre, regardez bien ce que cette commande vous désinstalle. En effet à cause des liaisons entre bibliothèques, apt-get peut estimer nécessaire de désinstaller d’autres logiciels. Regardez donc la liste des paquets qui seront effacé et choisissez de confirmer ou non.

Voilà pour les bases, nous en verrons un peu plus dans une deuxième partie.