Apprendre la base pour utiliser son serveur dédié sur Linux

Ce tutorial vient compléter son confrère « Serveur dédié les premiers pas « . Il reste en effet encore quelques commandes essentielles à découvrir sur votre système Linux. Ces commandes sont identiques quelque soit les versions que vous avez installer (Fedora, debian, mandrake,…)

Linux et les tâches.

Linux est multi tâches et doit sa réputation à cette fonctionnalité. En effet, le vrai multi tâche sur son concurrent Windows est arrivé bien tard. Même si cette fonctionnalité n’est pas nécessaire pour lancer des daemons sur Linux (Service sur Windows), il s’avère que la base de Linux, soit Unix est conçu de telle manière que le multi processus coule de source sur ce système.

Lorsque vous accédez à votre serveur dédié, une multitude de tâches fonctionnent en arrière plan. Pour savoir exactement ce qu’il se passe sur votre serveur vous pouvez utiliser la commande suivante

top

A ce moment là, une liste de processus s’affiche sur votre écran. Cette liste est mise à jour régulièrement (toutes les 10 secondes normalement). Chaque processus est identifié par un numéro (PID) qui est le premier champ de la liste ainsi que la commande qui l’a lancée (le dernier champ de la liste).

En haut de la liste s’affiche aussi des informations importantes, comme le temps depuis lequel l’ordinateur fonctionne (après la mention up), le nombre d’utilisateur,…Mais surtout des informations essentielles comme la mémoire physique totale (mention Mem) suivi du montant utilisé et du montant libre. Ne vous inquiétez pas si le montant libre est très petit, le système se sert d’un cache qui occupe de la place en mémoire physique. Le cache est indiqué avant la mention cached.

Vous devez regarder plutôt le Swap qui indique la taille totale du fichier Swap (une partition normalement sur linux), la partie used et free indique respectivement la taille utilisé et libre. Le Swap est un bon indicateur de grandeur de la mémoire demandé par le système.

La commande top vous indique aussi le pourcentage du CPU utilisé, toutes ces informations regroupées vous donne une bonne idée de la charge de votre serveur dédié.

Vous pouvez tuer un processus avec la commande

kill pid

Où pid est le numéro de processus. Si ce processus est parent d’autres processus, ses fils seront tués. Par exemple, Apache lance plusieurs processus fils pour répondre à la demande des visiteurs. Pour tuer Apache, vous devez éliminer le processus père. Une commande permet de connaître tous les processus fils et père

pstree –p

Editeur de texte Vi

On préferera en 2008 utiliser l’éditeur de texte PICO

L’éditeur de texte vi est présent sur tous les systèmes linux et unix. C’est un éditeur de base qui vous conviendra pour des petites modifications sur les fichiers textes. Toutefois cet éditeur plutôt barbare ne conviendra pas pour éditer des textes long et fastidieux.

On ouvre ou on créé un fichier dans le répertoire local avec la commande

vi nomdefichier

Une fois entré dans l’éditeur vous êtes dans le mode de commande. Vous avez deux modes principaux, le mode insertion et le mode de commande. En mode de commande, le clavier est utilisé pour entrer des commandes. En mode insertion, le clavier est utilisé pour insérer du texte.

Tapez i pour entrer en mode insertion et ESC pour sortir du mode insertion et revenir en mode de commande.

Utilisez la touche DEL pour effacer des caractères.

Voici quelques commandes utiles avec vi.

:wq

Sauve le fichier courant et sort de vi

:q!

Sort de vi sans sauvegarder le fichier courant.

dd

Efface une ligne.

ny

Où n est un nombre, copie n lignes dans le buffer

pp

Colle le buffer à partir de la position actuelle

Quelques mots sur Apache

Enfin vous serez amené à relancer Apache parfois. Pour relancer Apache de manière plus transparente pour vos visiteurs, vous pouvez utiliser la commande suivante :

apachectl graceful

Cette commande a l’avantage de relancer Apache sans tuer tous les processus ce qui provoquerait une jolie erreur pour vos visiteurs. Au contraire elle attend que les processus soient finis pour les relancer avec les nouveaux paramètres (fichier httpd.conf)